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Métiers de la finance

Romain-Xavier FRETILLE

Auditeur à l’Inspection Générale de la Banque de France – Paris – Promotion 2011

Portrait réalisé par Neslihan Yangöz et Quentin Déloy – Premières années promotion 2020-2021

Son Parcours

À l’issue d’une CPENA à Sciences Po Rennes, j’ai intégré à Banque de France. J’y ai travaillé pour l’ACPR en tant que contrôleur sur place des établissements de crédit, activité qui consiste à vérifier, par des missions sur place, la solidité et conformité des banques et entreprises d’investissement en France et en Europe. Entre temps, j’ai intégré la réserve militaire en tant qu’officier de réserve opérationnelle qui m’a permis de diversifier mes activités. 

J’ai ensuite déménagé pendant 3 ans en Israël où j’ai eu l’occasion de travailler comme officier de réserve et enseignant dans une école de commerce. Après avoir pris une année sabbatique pour voyager, je suis revenu à la Banque de France où je commence le sélectif parcours de l’auditorat au sein de l’Inspection Générale qui, moyennant réussite au concours, me permettra d’intégrer le corps des Inspecteurs de la Banque de France. 

Son année à l’étranger

J’ai passé mon année à l’étranger à Madrid au sein de la mission militaire (aujourd’hui mission de défense) puis en tant que collaborateur parlementaire auprès au congreso de los diputados. Ce fut pour moi une opportunité pour remettre à jour mon espagnol. De manière conjoncturelle, ce fut également l’occasion de constater, de première main, le déroulement de la crise économique et financière de 2008-2009 qui avait lieu en même temps. 

Un fait marquant

A l’IEP, j’ai eu la chance de participer à beaucoup d’activités associatives que ce soit au sein du parlement européen des jeunes (PEJ) mais aussi en tant que Vice-président du Bureau des Sports. L’organisation du CRIT a toujours été un élément marquant de l’année malgré les difficultés à trouver le juste équilibre dans cet exercice. 

Ses attentes

J’ai choisi l’IEP de Rennes en raison de la qualité de sa CPENA. La vie associative et ses opportunités faisait également partie de mes attentes. Dans l’ensemble, l’IEP manquait quelque peu d’équilibre politique. C’est une caractéristique qui semble, intrinsèque à ce type d’institution mais qui peut être dommageable une fois sorti de cet environnement. Il manquait, en conséquence, un peu d’ouverture aux idées et propositions qui apparaissaient comme de nature à modifier cet équilibre ou même à introduire une plus grande diversité politique (inscription de Sciences Po Rennes à la conférence des grandes écoles, IHEDN, conférences proposant une palette plus large d’intervenants, etc.).  

L’avenir de Sciences Po Rennes 

L’IEP de Rennes a cette qualité d’être à taille humaine.  C’est l’un de ses points forts. Si je devais reprendre mes études, c’est un aspect que j’aimerais conserver. La diversité de son programme y était très appréciable tout comme sa vie associative. En tant qu’étudiant, j’aspirerais à y voir une plus grande diversité politique s’y exprimer et s’y opposer de manière à favoriser, par le débat, une construction politique qui soit plus réfléchie qu’identitaire. 

La raison d’être de Sciences Po Rennes 

La qualité de la sélection et la capacité d’adaptation des étudiants et leur polyvalence sont ce qui fait la qualité d’un IEP. La raison d’être de l’IEP serait donc la formation d’individus autonomes, polyvalents et réfléchis. Ces objectifs sont, je crois, ce qui permettra de renforcer la crédibilité du diplôme sur le marché du travail mais aussi la valeur individuelle de la formation.