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Métiers de l'information et de la communication

Stéphanie STOLL

Journaliste pigiste indépendante – Louannec – Promotion 1999

Portrait réalisé par Julie Legendre et Adrien Mazenc – Premières années promotion 2020-2021

Son parcours

Après l’IEP de Rennes, j’ai fait un master en journalisme international à Napier University, à Edimbourg. Puis j’ai été pigiste, j’ai travaillé en France et à l’étranger. 

A partir de la naissance de mes enfants, j’ai moins travaillé. Je me suis mise à faire de la pige depuis chez moi et j’ai continué d’autres projets. 

J’ai aussi fait du travail associatif, en relation avec l’école de mes enfants, l’école Diwan. Je suis devenue présidente de cette association en 2015. 

En 2016, j’ai contribué à monter un groupe de soutien pour les demandeurs d’asile, dans les Côtes-d’Armor.

Son année à l’étranger

En troisième année, je ne savais pas où aller car je faisais Allemand et Anglais, mais je n’avais ni envie d’aller en Allemagne ni envie d’aller en Angleterre. Un matin, je me suis réveillée avec l’envie d’aller en Espagne et, même si je ne parlais pas espagnol j’ai fait mon année à Grenade. 

Cette année m’a apporté une expérience culturelle, linguistique ainsi que l’expérience de l’université. Cela m’a apporté une ouverture culturelle sur le monde méditerranéen. Grenade était le dernier territoire musulman d’Espagne, le paysage est très imprègné de cet héritage. Cela m’a aussi apporté l’envie de repartir à l’étranger, ce qui explique que je sois partie pendant 10 ans dans d’autres pays.

Un fait marquant

J’ai été déléguée au conseil d’administration de l’IEP en troisième année. C’est la première fois que j’ai pu expérimenter les enjeux de la représentation. Il y avait des discussions au sein de la promo avec des enseignants pour caler la date des examens. Certains étudiants pouvaient changer les dates d’examen car ils avaient des relations privilégiées avec des professeurs. 

Après avoir vu des affiches, je me suis présentée avec d’autres personnes. Les places étaient occupées par des syndicats étudiants. Notre liste s’appelait « transparence ». On a fait campagne, en s’engageant à faire remonter les souhaits des étudiants. On a pris tous les sièges, sauf deux.

Ses attentes

Je suis allée à Sciences Po Rennes parce qu’on m’a dit que c’était super. Je ne savais pas du tout ce qu’il y avait dans ces études, je ne savais pas ce qu’était le droit, mais on m’avait dit qu’elles m’intéresseraient. J’ai beaucoup aimé mes études. Ce qui m’a manqué c’est le cours de sport qu’il y avait au lycée et les cours de latin que j’adorais.

L’avenir de Sciences Po Rennes 

L’IEP doit continuer à forger des étudiants avec un bon niveau de culture générale et des connaissances qu’ils pourront mobiliser dans pleins de domaines de la vie sociale. Cela m’a servi pour ma vie professionnelle mais aussi pour ma vie sociale dans mon engagement associatif. Il faut permettre aux étudiants de toucher du doigt l’importance de l’engagement bénévole, au service d’une société. Entre la période de mes études et aujourd’hui j’ai appris la langue de mon pays qui est le breton. Ce serait bien aussi que cette langue puisse vivre dans cet IEP parce qu’elle fait partie de ce territoire qu’est la Bretagne.

La raison d’être de Sciences Po Rennes 

Démocratie. Les fondements de la démocratie sont sérieusement remis en question depuis plusieurs années et l’IEP est l’endroit idéal pour comprendre leurs mécanismes, leur utilité et pour savoir les défendre. Auparavant, la démocratie n’était pas challengée comme aujourd’hui. Mais maintenant, on bricole quand on veut défendre la démocratie. Il faut outiller les jeunes sur la démocratie en défendant sa plus-value avec de vrais arguments solides.