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Métiers de l’urbanisme et du bâtiment Métiers de la recherche, de l’enseignement

Pierre BURBAN

Chargé d’étude de cohésion sociale en Thèse – Agence Urbanisme de Rennes – Rennes – Promotion 2018

Portrait réalisé par Myriam Jouchet et Oxana Louvetz – Premières années promotion 2020-2021

Son parcours

Après avoir suivi le tronc commun de Sciences Po durant les trois premières années d’étude, j’ai choisi d’intégrer le master “Gouverner les mutations territoriales”. Ce master consiste à analyser les politiques publiques. Il est pluridisciplinaire mais se nourrit des fondements des sciences sociales. En deuxième année de master, j’ai fait un stage au service politique de la ville de Redon Agglomération. Cette agglomération avait intégré à la politique de la ville, un programme d’action publique piloté au niveau national visant à lutter contre les inégalités sociales et urbaines qui se matérialisent particulièrement dans certains quartiers en France. A la fin de mon stage et avec mon master en poche, j’ai eu la possibilité de commencer un contrat de thèse avec l’agence d’urbanisme de Rennes. Ainsi depuis octobre 2018, j’étudie, dans le cadre de ma thèse, les mobilités résidentielles des habitants des quartiers dits “prioritaires” . En complément, je travaille à mi-temps pour l’agence d’urbanisme de Rennes où je suis chargé d’études de cohésion sociale en analysant plusieurs thématiques (sociologie de l’action publique, sociologie urbaine et de l’habitat, économie du logement). 

Son année à l’étranger

Mon année à l’étranger a eu lieu en 2015-2016. J’ai choisi d’effectuer deux stages. Pour mon premier stage, je suis parti à Toronto au Canada dans un centre francophone financé par des fonds publics canadien. Mon travail consistait à organiser des évènements culturels pour la population francophone locale. J’étais chargé de communications et j’aidais à préparer des événements culturels ou communautaires. Avec ce stage, je me suis auto-formé sur les outils de communication. Le plus compliqué a été de trouver du public étant donné que l’offre culturelle anglophone était déjà très importante à Toronto. Puis, à partir d’avril 2016, je suis parti à Pokhara au Népal pour mon second stage au sein d’une ONG. Sur place, nous nous sommes vite rendu compte que l’organisation dysfonctionnait et qu’il y avait peu de moyens pour aider la population locale. C’est avec ce stage que j’ai commencé à me questionner sur les politiques publiques. En effet, au Népal, il n’y avait pas vraiment de politiques publiques formelles telles qu’on peut les connaître en Europe, mais il n’y avait pas pour autant une désorganisation collective ; les choses étaient gérées autrement.

Un fait marquant

La vie associative est ce qu’il m’a le plus marqué à Science Po. J’ai participé à l’organisation d’évènements avec le Bureau Des Sports (BDS) et à certains épisodes plus militants afin de faire porter la voix des étudiants. Les associations de Sciences Po Rennes, comme celles qui peuvent exister à l’extérieur de l’établissement, sont une richesse et permettent de créer des espaces de sociabilité en dehors du cadre formel des cours. 

Ses attentes

J’ai été attiré par la pluridisciplinarité de l’école. Ayant intégré Sciences Po directement après mon baccalauréat, Sciences Po était pour moi un moyen de repousser encore un peu le moment de la spécialisation. Ce qui m’a le plus manqué à Sciences Po est l’absence d’un espace  suffisant pour développer et affiner son esprit critique. Je pense que cela participerait d’autant plus à développer ce profil généraliste tant recherché par l’école. 

L’avenir de Sciences Po Rennes 

Si je devais retourner à Sciences Po, j’aimerais y trouver plus de spécialisations et plus de place pour la recherche en sciences sociales. Je pense qu’il serait aussi bon de laisser davantage d’espace, dans certains enseignements dispensés et dans les modalités d’évaluations, pour développer une pensée critique . 

La raison d’être de Sciences Po Rennes 

« Un établissement moteur » : dans la recherche en sciences sociales. Parce que ce sont ces recherches qui ont nourri, et nourrissent encore aujourd’hui, les enseignements dispensés à Sciences Po. Les étudiants doivent être conscients de l’importance des sciences sociales et de la recherche . Il faut donner aux étudiants le goût de la recherche, ce qui assurerait ainsi une certaine pérennité de l’école.