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Métiers de l'administration publique Métiers de l’urbanisme et du bâtiment

Paul GILLARD

Direction de l’urbanisme – Mairie de Paris – Paris – Promotion 2020

Portrait réalisé par Maële BIRE-HESLOUIS & Nina FICHOU – Premières années promotion 2020-2021

Son parcours

Je suis entré à Sciences Po Rennes en deuxième année, après avoir été en classe préparatoire. Après ma troisième année à l’étranger, j’ai intégré la prépa ENA, mais finalement je me suis redirigé en Master 2 Gouverner les Mutations Territoriales, qui me correspondait davantage. J’ai ensuite passé le concours d’attaché d’administrations parisiennes au printemps 2020, ce qui m’a permis d’avoir un poste à la mairie de Paris. Actuellement, je travaille dans le service de la direction de l’urbanisme au bureau des ventes. Cela consiste notamment à organiser des projets dans la vente immobilière des biens parisiens.

Son année à l’étranger

En 3ème année, je suis partie en Russie, à St-Petersburg. J’y suis allé pour être dépaysé et découvrir une culture totalement différente de la nôtre. Je me suis notamment rendu compte des acquis de la France, et cela m’a permis de relativiser quant à nos avancées en matière démocratiques, ou scolaires par exemple. 

Un fait marquant

Un des faits marquants dont je me souviens concerne les élections présidentielles de 2017. Durant le débat télévisé du premier tour, des étudiants et professeurs s’étaient rassemblés dans un amphithéâtre pour regarder et débattre ensemble de ce moment clé de l’élection. Pour moi, cet événement caractérise, l’esprit Sciences Po et le caractère singulier de cette école. 

Ses attentes

Quand je suis entré à Sciences Po Rennes, j’appréhendais les cours de langue.  Finalement, ils m’ont été très utiles et j’ai trouvé qu’ils étaient adaptés quel que soit le niveau de départ. Le fait de maintenir deux langues obligatoires est aussi un atout, qui ne pourra que servir dans l’avenir des étudiants. J’avais aussi une attente concernant les matières proposées. J’ai pu découvrir certaines d’entre-elles, qui sont des spécialités à la Fac et qui restent plus approfondies à l’IEP. Finalement, les cours sont davantage de la culture générale que des enseignements ciblés. 

Ce qui m’a manqué en arrivant, c’est le manque d’intégration. Quand je suis arrivé en deuxième année, j’ai dû m’adapter à une nouvelle notation, à de nouvelles exigences qui ne m’étaient pas familières. C’est aussi un sentiment que j’ai pu constater chez ceux qui arrivaient, dès la première année.

L’avenir de Sciences Po Rennes 

Concernant l’avenir de Sciences Po Rennes, je vois deux axes que j’aurais aimé retrouver en y arrivant. Le premier concerne le dialogue avec les élèves. Le monde d’aujourd’hui évolue rapidement, et c’est aussi le cas des étudiants. Je pense qu’il faudrait donc plus de dialogue entre les étudiants, l’administration et les professeurs. Il faudrait que les étudiants soient écoutés, et que l’IEP soit une véritable source de modernité dans ce domaine. De plus, pour moi, la problématique de l’insertion professionnelle n’est pas encore assez approfondie. J’aurais souhaité qu’on me donne des conseils utiles à ma future insertion professionnelle, avec un accompagnement plus poussé. Je trouve dommage que l’IEP soit surtout marqué régionalement, et que les offres d’emploi et de stage ne soient pas plus diversifiées en termes de localisation.

La raison d’être de Sciences Po Rennes 

Je dirais : « Ouverture d’esprit ». Je pense que les IEP sont des lieux d’enseignement des sciences politiques qui offrent déjà une vision vaste et tolérante du savoir. Mais cette approche pourrait être encore plus tournée vers les étudiants en dialoguant avec eux, tournée vers les autres et les nouvelles problématiques actuelles.