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Clémence ELDER

Auditrice – Conservatoire National des Arts et Métiers – Paris – Promotion 2020

Portrait réalisé par Eliante Gouny & Anna Ehkirch – Premières années promotion 2020-2021

Son parcours

Je suis entrée à Sciences Po Rennes grâce à la convention qui reliait certaines classes préparatoires normandes à l’IEP.  J’ai décidé de rentrer en L2 plutôt qu’en M1 car je souhaitais partir une année entière à l’étranger. A Sciences Po, j’ai intégré la filière Politique et Société. Après mon année à l’étranger, j’ai rejoint le master 1 Communication des Organisations car je souhaitais avoir un profil qui alliait  géopolitique et communication. Durant l’été 2019, j’ai réalisé un stage en communication digitale dans une agence parisienne qui m’a beaucoup appris. J’ai, par la suite, intégré le master 2 Management du Risque et de la Qualité pour développer davantage l’aspect “risques” de  mon cursus. En parallèle, j’étais en alternance à la communication des Opérations chez L’Oréal, chargée des questions de sécurité et de sûreté et de la zone Asie et Amériques. Aujourd’hui, ne souhaitant pas rentrer dans une fonction purement axée sur la communication, j’ai rejoint le master 2 Criminologie, sécurité défense renseignement afin d’approfondir mon cursus dans ces domaines.

Son année à l’étranger

Je suis partie un an à Belfast, capitale de l’Irlande du Nord, à la Queen’s University. Là-bas, j’ai étudié les relations internationales et j’ai surtout fait des rencontres très enrichissantes. Les premiers moments à l’étranger ne sont pas forcément évidents, une fois l’excitation passée. J’avais le mal du pays. Mais bien vite, on se crée de nouveaux repères. Je me souviens avoir détesté l’odeur perpétuelle de « fish & chips » qu’il y avait dans certaines rues de Belfast et qui aujourd’hui me manque beaucoup. Une fois la peur de l’inconnu évacuée, c’est un monde de possibilités illimitées qui s’offre à nous : plus rien ne nous effraie. 

Un fait marquant

Un événement marquant de mon cursus à Sciences Po Rennes fut le premier stage que j’ai réalisé, à Londres. Juste après mon année à l’étranger, je souhaitais poursuivre l’aventure britannique en faisant mon stage de troisième année dans la capitale anglaise. Ça a été très difficile de trouver un stage sans relations. J’ai donc accepté un stage non-rémunéré de deux mois en communication dans une petite startup. Les missions et l’environnement professionnel n’avaient rien à voir avec les promesses de l’annonce et à cela s’est ajouté,  le caractère abusif de la directrice. J’ai pu mettre fin à ce stage qui m’a profondément marquée et qui, pour moi, symbolise tout ce que je souhaite éviter à l’avenir.

Ses attentes

A Sciences Po Rennes, je m’attendais à retrouver le fonctionnement des classes préparatoires en plus internationalisant et plus politique. En réalité, j’ai trouvé certains cours plus difficiles à appréhender, plus abstraits. Je ne m’attendais pas non plus, à l’hostilité de certains étudiants à l’égard des anciens élèves de classes prépas, au prétexte qu’ils n’avaient pas passé le concours écrit. J’ai également été surprise par certaines incapacités au dialogue et au débat.  A un tel niveau d’études, j’ai trouvé cela regrettable.

L’avenir de Sciences Po Rennes 

Si je devais recommencer Sciences Po Rennes aujourd’hui, j’aimerais y trouver, comme j’ai pu en trouver, des cours passionnants – bien qu’ils ne soient pas forcément engageants au départ – réalisés par des professeurs passionnés. Je pense à la sociologie des organisations, au cours de politique comparée, à l’histoire de l’empire ottoman… Ces cours, en particulier, me suivent dans mon parcours et restent pertinents, presque quotidiennement à travers mes observations, mes lectures, mes analyses, l’actualité… J’aimerais également y trouver davantage de débats décomplexés. Mais à Sciences Po comme ailleurs, le débat fait parfois débat.

La raison d’être de Sciences Po Rennes 

La raison d’être de Sciences Po, selon moi, serait « une raison d’être politique ».  Cette formation devrait encourager, accentuer et affiner l’émergence de la vocation politique chez les étudiants. La raison d’être de l’IEP serait donc d’en diffuser une auprès des étudiants : la passion de la chose politique, du débat, de l’argument, de l’analyse…