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Marine BERGINIAT

Chargée de projet européen – Goethe Institut de Bruxelles – Bruxelles – Promotion 2019

Portrait réalisé par Zoé Waeles & Morwyn Tournière – Premières années promotion 2020 – 2021

Son parcours

Après un master 1 “Culture et Industries Créatives”, je me suis orientée vers un master 2 “Europe et Affaires Mondiales”, car j’avais besoin d’une ouverture à l’international. J’ai réalisé mon stage de fin d’études dans un petit projet européen dont le but était de promouvoir les relations culturelles en Europe et au-delà à Bruxelles, puis j’ai été embauchée comme chargée de projet européen pour la Cultural Relations Platform du Goethe Institut de Bruxelles. Mon rôle était d’organiser des activités dans le domaine de la culture comme des festivals, des formations professionnelles… dans le cadre d’une demande de la Commission Européenne. Ce métier passe par beaucoup d’échanges avec divers acteurs, et me permet d’allier les deux domaines qui m’intéressent : la culture et l’international.

Son année à l’étranger

Pour ma troisième année, j’ai choisi de réaliser une année complète de stage. j’ai commencé par un stage de 6 mois à l’agence Alliance Française de Philadelphie, aux États-Unis, dans le domaine de la culture et de la communication, qui m’a apporté l’expérience et les compétences professionnelles que je cherchais et qui me manquait jusqu’alors, ainsi qu’une ouverture internationale qui me tient encore aujourd’hui à cœur. J’ai par ailleurs profité de cette expérience pour réaliser le projet Fourchettes Voyageuses avec mes amis afin d’analyser les habitudes alimentaires sur les différents continents où ils effectuaient leur année à l’étranger. 

Un fait marquant

Un évènement qui m’a beaucoup apporté a été la possibilité de mener un module projet en quatrième année. Je me suis investie dans le projet des Giboulées, un festival d’art de la rue à Rennes qui se déroule sur un week-end en mars, dans le but de sensibiliser les habitants au théâtre, cirque, danse, street art,… Cette opportunité m’a beaucoup apporté du fait de la grande autonomie qu’il demande : chercher le financement, la programmation, organiser l’évènement, la communication,… Cela a été une expérience très enrichissante sur le plan professionnelle, que j’ai ensuite pu valoriser encore plus qu’un engagement associatif.

Ses attentes

En entrant à Sciences Po Rennes, je m’attendais à arriver dans une école me permettant de me former et de m’ouvrir au monde, au monde des adultes et au monde professionnel. 

J’ai trouvé que la formation manquait un peu de pratique et de professionnalisation dans les deux premières années. Je regrette également qu’il n’y ait pas eu de cours en anglais, notamment des cours magistraux, je pense qu’entendre des cours en anglais donnés par des natifs et utiliser de l’anglais professionnel dès les premières années serait utile dans la suite du parcours des étudiants.

L’avenir de Sciences Po Rennes

J’imagine Sciences Po Rennes évoluer en prenant en compte les enjeux actuels dans les prochaines années. En tant qu’étudiante, j’aurais aimé une plus grande diversification des approches de métier, sans en survaloriser certains, car aujourd’hui les parcours des diplômés sont très variés. J’aurai également souhaité que l’école se concentre encore plus sur les attentes des étudiants en termes de professionnalisation, avec plus d’échanges et de rencontres, de manière à les aider le plus possible à arriver à un métier concret. Je trouve que ce processus vient un peu trop des étudiants eux-mêmes et devrait être plus accompagné tout au long du cursus.

La raison d’être de Sciences Po Rennes

Si je devais choisir des mots pour définir la raison d’être de Sciences Po Rennes, je choisirai « ouverture d’esprit » et « affirmation de soi-même ». En effet, le parcours de Sciences Po Rennes permet selon moi d’acquérir une véritable ouverture sur le monde et de s’affirmer au fil des années, dans ses compétences et dans ses opinions.